lundi 21 décembre 2009
mercredi 16 décembre 2009
Je reviens d'une conférence des Amis des Musées d'Orléans sur les femmes dans la peinture. J'ai eu une légère angoisse en découvrant que le sujet de ce soir était La peinture féminine de nature morte, mais heureusement il n'y avait pas que des natures mortes, le conférencier a notament parlé de Judith Leyster une excellente artiste que je ne connaissais pas du tout, et d'autres comme Elisabetta Sirani ou Giulia Lama que je connaissais encore moins (mais dont, je pense, la personnalité était plus intéressante que l'oeuvre : l'une, beauté légendaire, la première à diriger un atelier de peinture réservé aux femmes, la seconde, laideur légendaire qui maîtrisait les mathématiques, et dont le vrai métier n'était pas la peinture mais la broderie.)
J'ai pris quelques croquis :
J'ai pris quelques croquis :
James Cameron
Quand j'avais 15 ans, si il y avait une chose qui choquait terriblement mon âme de scout de France dans la cour de mon collège ou de mon lycée, c'était bien le culte des marques, le concours du fric et le la frime, de celui qui aurait les fringues les plus chères, le scooter dernier cri, le papa le plus friqué (je suppose d'ailleurs qu'aujourd'hui dans les cours de collège et de lycée, c'est pareil en pire).
Aussi quand j'ai vu débarquer ce gros beauf de Cameron, avec son Terminator 2, son Schwartzeneger le plus musclé, ses effets spéciaux dernier cri, son budget le plus friqué de l'histoire du cinéma, j'étais absolument consterné : j'avais l'impression de voir la compétition imbécile des ados de mon entourage continuer sur le grand écran.
Si ça se trouve, Terminator était un bon film et Schwartzeneger un excellent acteur, peu m'importait, la façon dont on me le vendait m'était tellemement odieuse que je n'avais pas envie de vérifier et ne suis pas allé le voir.
Bon j'étais jeune, c'était la crise d'adolescence, les hormones, tout ça, j'étais un peu énervé (et assez snob, comme je le disais dans l'article précédent), depuis j'essaie d'être un peu plus indulgent avec les films à gros budget, même si je vais rarement les voir, et que j'en sors presque toujours déçu. Je me dis juste que ce n'est pas grave, il suffit de les ignorer et de ne pas trop m'énerver quand on en parle autour de moi.
Mais là j'ai entendu Cameron ce matin sur Inter, et merde à la fin :
Apparemment 20 ans plus tard, son nouveau film est encore le plus cher de l'histoire du cinéma, ses effets spéciaux sont encore dernier cri, et son scénario a l'air à peine plus élaboré que son histoire de robot du futur (apparemment c'est une sorte de "western". J'ai l'impression que le mot "western" est en train de remplacer "bande dessinée" quand il s'agit de nous vendre un film débile).
Petite nouveauté : apparemment il se sent obligé de nous servir un message écolo-humaniste (qui ne me semble pas seulement niais et démago mais surtout bien hypocrite, puisque les films de Cameron me semblent être le pur symbole du "encore plus" qui aboutit à la surexploitation des ressources de la planète). Et autre nouveauté : je suppose (mais n'ai pas vérifié) que Terminator 2 s'était fait allumer comme il faut à son époque par la plupart des critiques, alors que ce matin, Inter recommandait ce film en disant, je cite : "le prix du billet n'est pas usurpé".
Aussi quand j'ai vu débarquer ce gros beauf de Cameron, avec son Terminator 2, son Schwartzeneger le plus musclé, ses effets spéciaux dernier cri, son budget le plus friqué de l'histoire du cinéma, j'étais absolument consterné : j'avais l'impression de voir la compétition imbécile des ados de mon entourage continuer sur le grand écran.
Si ça se trouve, Terminator était un bon film et Schwartzeneger un excellent acteur, peu m'importait, la façon dont on me le vendait m'était tellemement odieuse que je n'avais pas envie de vérifier et ne suis pas allé le voir.
Bon j'étais jeune, c'était la crise d'adolescence, les hormones, tout ça, j'étais un peu énervé (et assez snob, comme je le disais dans l'article précédent), depuis j'essaie d'être un peu plus indulgent avec les films à gros budget, même si je vais rarement les voir, et que j'en sors presque toujours déçu. Je me dis juste que ce n'est pas grave, il suffit de les ignorer et de ne pas trop m'énerver quand on en parle autour de moi.
Mais là j'ai entendu Cameron ce matin sur Inter, et merde à la fin :
Apparemment 20 ans plus tard, son nouveau film est encore le plus cher de l'histoire du cinéma, ses effets spéciaux sont encore dernier cri, et son scénario a l'air à peine plus élaboré que son histoire de robot du futur (apparemment c'est une sorte de "western". J'ai l'impression que le mot "western" est en train de remplacer "bande dessinée" quand il s'agit de nous vendre un film débile).
Petite nouveauté : apparemment il se sent obligé de nous servir un message écolo-humaniste (qui ne me semble pas seulement niais et démago mais surtout bien hypocrite, puisque les films de Cameron me semblent être le pur symbole du "encore plus" qui aboutit à la surexploitation des ressources de la planète). Et autre nouveauté : je suppose (mais n'ai pas vérifié) que Terminator 2 s'était fait allumer comme il faut à son époque par la plupart des critiques, alors que ce matin, Inter recommandait ce film en disant, je cite : "le prix du billet n'est pas usurpé".
dimanche 13 décembre 2009
Frank Frazetta
Je vais essayer de parler de Frazetta sans passer pour un snob prétentieux.
Pour résumer, disons que pour le jeune homme tout pétri de culture sérieuse, de cubisme, d'expressionnisme ou de Renaissance Italienne que j'étais quand j'ai découvert son oeuvre, Frazetta était vraiment le comble de la laideur et du kitsch.


Depuis je me suis un peu réconcilié avec l'heroic fantasy, j'ai lu le Grand Pouvoir du Schninkel en entier, et quelquefois même, je me dis que je pourrais essayer de dessiner une BD d'heroic fantaisy pour voir, parce que après tout je ne me suis pas mis à la BD pour faire de la Renaissance Italienne ou de l'expressionisme abstrait, merde quoi.


Enfin quand même, je mentirais si je disais qu'il n'y a pas un peu de dérision dans ces dessins, parce que la vérité c'est que je suis un snob prétentieux et que Frazetta c'est vraiment le comble de la laideur et du kitsch.
Pour résumer, disons que pour le jeune homme tout pétri de culture sérieuse, de cubisme, d'expressionnisme ou de Renaissance Italienne que j'étais quand j'ai découvert son oeuvre, Frazetta était vraiment le comble de la laideur et du kitsch.


Depuis je me suis un peu réconcilié avec l'heroic fantasy, j'ai lu le Grand Pouvoir du Schninkel en entier, et quelquefois même, je me dis que je pourrais essayer de dessiner une BD d'heroic fantaisy pour voir, parce que après tout je ne me suis pas mis à la BD pour faire de la Renaissance Italienne ou de l'expressionisme abstrait, merde quoi.


Enfin quand même, je mentirais si je disais qu'il n'y a pas un peu de dérision dans ces dessins, parce que la vérité c'est que je suis un snob prétentieux et que Frazetta c'est vraiment le comble de la laideur et du kitsch.
mardi 1 décembre 2009
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